Recueil de quelques poèmes des membres de la Toile horticole et d'auteurs inconnus
Tu réveilles en moi des souvenirs confus. Je t'ai vu,n'est-ce pas? moins triste et moins modeste, Ta tête sous l'orage avait un noble geste, Et l'amour se cachait dans tes rameaux touffus.
D'autres, autour de moi, comme de riches fûts, Poussaient leurs troncs noueux vers la voûte céleste. Ils sont tombés,et rien de leur beauté ne reste; Et toi-même aujourd'hui,sait-on ce que tu fus?
O viel arbre tremblant dans ton écorce grise; Sens-tu couler encore une sève qui grise? Les oiseaux chantent-ils sur tes rameaux gercés? Moi je suis un viel arbre oublié dans la plaine Et pour tromper l'ennui dont ma pauvre âme est pleine, J'aime à me souvenir des nids que j'ai bercés.
Pamphile Lemay
COEUR DE MAMAN
Ton coeur aime sans conditions Normal, avec tes rejetons Ton coeur saigne parfois, comme de raison Il voit toujours le bonheur à l'horizon
Ton coeur est toujours ouvert à l'amour Il en est rempli, comme toujours Ton coeur déborde d'affection Peu importe la situation
Dans les bons, comme les mauvais moments Ton coeur exprime ses sentiments Mais toujours, il revient À l'amour des siens
Quoi de plus fort et de plus franc Qu'un amour maternel Toujours il est présent Puisqu'il est éternel
Ton coeur est une fleur,maman Rempli d'amour et de sentiments Je lui demande juste de m'aimer Mais surtout, de ne pas me juger
Heureusement, ton coeur m'aide dans mes impasses Il ne fait pas l'indifférent Et malgré le temps qui passe Je t'aime maman
Line 05/11/99 ©
JE VOUS PRÊTERAI POUR UN PEU DE TEMPS
Je vous prêterai pour un peu de temps, Un de mes enfants, dit Dieu, Pour que vous l’aimiez tant qu’il vivra Et le pleuriez quand il sera mort. Ce sera peut-être six ou sept semaines Ou trente ans, ou trois ans, Le voulez-vous, jusqu’à ce que je le reprenne Pour prendre soin de lui à ma place? Il apportera son charme pour vous égayer, Et même si son séjour est bref, Vous aurez de doux souvenirs de lui Pour vous consoler de votre peine. Je ne peux vous promettre qu’il restera, Puisque tout sur terre est passager; Mais il y a des leçons qui s’y enseignent Et je veux que mon enfant les apprennent. Et là, sur la terre avec vous, Je prête cet enfant qui est mien Pour bien des âmes qu’il touchera Avec les leçons que j’envoie. J’ai regardé ce vaste monde En cherchant des âmes fidèles Et dans la foule qui encombre le chemin de la vie, Je vous ai choisis. À présent, voulez-vous lui donner votre amour Sans penser que ce soit labeur inutile Et sans me détester quand je viendrai Pour le reprendre? Je vous imagine me disant: "Seigneur, que ta volonté soit faite!" Pour toute les joies que cet enfant nous a données, Nous acceptons les risques du destin. Mais tu es venu le reprendre Bien plus tôt que nous le pensions. Seigneur, pardonne à nos larmes Et aide-nous à comprendre.
Source inconnue..
LETTRE D'UN ENFANT J'aimerais être Félix, Notre petit chat, pour être comme lui pris dans vos bras chaque fois que vous revenez à la maison J'aimerais parfois être un baladeur pour me sentir écouté par vous deux, sans aucune distinction, n'ayant que mes paroles au bout des oreilles, fredonnant l'écho de ma solitude... J'aimerais être un journal pour que vous preniez le temps à chaque jour de me demander de mes nouvelles... J'aimerais être une télévision pour ne jamais m'endormir le soir sans avoir été, au moins une fois, regardé avec intérêt... J'aimerais être une équipe de hockey pour toi Papa, afin de te voir t'exciter de joie après chacune de mes victoires, et un roman pour toi Maman afin que tu puisses lire mes émotions... A bien y penser J'aimerais être qu'une chose, un cadeau inestimable pour vous deux! Ne m'achetez rien pour ma fête Permettez moi seulement de sentir que Je suis VOTRE ENFANT !
Sincèrement Rita ©
MAMAN
Tu as consolé mes peines Avec tendresse, Tu es celle que j'ai aimée Comme une princesse
Ton coeur fait partie du mien Et ton visage était plein de tendresse Je ne veux pas te faire de mal, Toi qui étais si douce et agile. Qu'es-tu devenue ?
Tu étais la fée de la cuisine Avec tes tartes et beignets Tes petits plats Et ton chocolat!
Tu apportais la joie À tous ceux qui te voyaient Un grand bonheur Irradiait ton coeur... Qu'es-tu devenue ?
Maman bonheur Maman douceur Maman pour la vie
Je t'aime maman malgré la tempête, les tourments.
Louise 1999 ©
PETIT PAPA
Les années se sont succédées Mais jamais dans ma mémoire Ton souvenir ne fut altéré Tu me manques
J'aurais tellement de choses à partager Mais ton oreille n'est plus là pour écouter Ni tes yeux gris-bleus pour me regarder Tu me manques
J'aurais tellement de choses à te montrer Tellement de petits bonheurs à partager Mais je n'ai que ton souvenir dans mes pensées Tu me manques
On ne se parlait pas beaucoup Dans ce temps là les mots n'étaient pas utilisés Mais on devinait nos pensées Tu me manques
Retourne te reposer J'avais juste envie de placoter Te dire combien je t'aime Avant d'aller me coucher.
Tu me manques petit papa adoré.
Loulou ©
LA JEUNESSE
La jeunesse n'est pas une période de la vie. Elle est un état d'esprit, un effet de la volonté, une qualité de l'imagination: une intensité émotive. Une victoire du courage sur la timidité, du goût de l'aventure sur l'amour du confort.
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années: on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Les années rident la peau: renoncer à son idéal ride l'âme.. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.
Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande comme l'enfant insatiable: Et après? Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.
Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.
Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, Puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.
Général Douglas Mac Arthur
Comment te dire Petit enfant Pourquoi un jour Ta maman a choisi de vivre Loin de ton papa.
Comment te raconter Petit enfant Sans te blesser Ses heures sombres, Les longues nuits à pleurer.
Comment t'expliquer Petit enfant Qu'à ton premier Noël Déjà deux sapins t'attendaient, Deux photos, deux maisons.
Tout cela avec des mots Je ne pourrai vraiment Te faire comprendre. Mais surtout n'oublie jamais Mon bel Amour Que dans le creux de mes bras Tu seras toujours chez toi...
Lise B. ©
Je t'ai regardé en souriant l'autre jour. Je croyais que tu me verrais, mais non. J'ai dit "je t'aime" et j'ai attendu pour voir ce que tu dirais. Je pensais que tu m'entendrais, mais non. Je t'ai demandé de venir jouer dehors à la balle avec moi. Je pensais que tu me suivrais, mais non. J'ai fait un dessin juste pour que tu le voies. Je pensais que tu le garderais, mais non. J'ai construit une cabane pour nous dans le bois. Je pensais que tu camperais avec moi, mais non. J'ai trouvé des vers et tout ce qu'il faut pour la pêche. Je pensais que tu voudrais y aller, mais non.
J'avais besoin de toi juste pour te parler, partager mes pensées avec toi. Je pensais que tu voudrais, mais non. Je t'ai parlé de ma prochaine compétition, espérant que tu y serais. Je pensais que tu viendrais sûrement, mais non. Je t'ai demandé de partager ma jeunesse avec moi. Je pensais que tu voudrais, mais tu ne pouvais pas. Mon pays m'a appelé sous les drapeaux, Tu m'as demandé de rentrer à la maison sain et sauf. Mais non.
BELLE ISABELLE
Belle Isabelle Comme un oiseau rebelle Tu t’es envolée Voler de tes propres ailes Petit papillon au cœur d’or Tes ailes se sont refermées Mais, tu existes encore Si loin, mais si près en pensée Petite fille au sourire charmeur Les souvenirs nous aident à passer Au travers de ces longues heures À penser à toi, à t’aimer Toujours nous t’aimerons Malgré ta décision Jamais nous ne jugerons Notre merveilleux papillon Chaque jour, nous pensons à toi En pensée, nous revoyons Notre petit oisillon Riant, et pleurant, tout à la fois Mon cœur, repose-toi Tu l’as bien mérité, je crois De durs moments, tu as passés Avant que ne vienne, ta liberté Petit ange, qui veille sur nous Sois bien et surtout Continues ton chemin En nous tenant la main Dans le jardin de ton cœur Cueille les plus belles fleurs Arrose-les chaque jour D’une goutte d’amour Cachou ©
LES MAMANS
Les Mamans quand elles sont vieilles ne devraient pas pleurer On devrait les aimer tellement les aimer Qu'elles n'auraient plus le temps de s'essuyer les yeux
Les Mamans quand elles sont vieilles ne devraient pas souffrir on devrait les soigner,tellement les soigner qu'elles oublieraient leurs maux pour pouvoir nous bénir
Les mamans quand elles sont vieilles s'endorment doucement les anges sans déranger personne les emportent tout droit au paradis
Les Mamans quand elles sont vieilles reviennent parmi nous dans la maison elles vont et bercent les enfants mais ne font aucun bruit ce n'est pas vrai qu'elles meurent
Bonne fête des mères Maman et à toutes les mamans de la terre
(auteur inconnu)
Livre d’Amitié
Le dernier chapitre de notre livre d’amitié Vient de se terminer La dernière page vient de se tourner Non, il reste l’épilogue à rédiger
Une amitié virtuelle Pour lui, pour elle Une amitié réelle Une amitié immortelle
Les mots, les phrases, les lignes Cette amitié en était digne Elle restera gravée dans ma mémoire Dans la tienne aussi, j’ose le croire
Tous les chapitres qui ont été écrits Tous ces rires, qui en sont jaillis À chaque virgule, à chaque majuscule À chaque point, s’écrivait le destin
Quand cet épilogue sera écrit Nous continuerons, chacun nos vies Pourquoi se dire que tout est fini Puisque dans nos cœurs, notre amitié survie
Voilà la dernière page Tout doucement le livre se referme Garde ce livre précieusement De la valeur il prendra Livre d’or il deviendra
Avec toute mon amitié
Line ©
UN OISEAU COUCHÉ Blessé il me regarda De son regard, je fus touché Tant de tristesse d’être blessé Tant de mal à le regarder Dans son regard, le cœur gros je le comprend Pendant ce moment, pendant un instant, tout s’arrête Juste les chants de ses amis, sous un dernier rayon de soleil Comme pour un dernier au revoir Doucement, les yeux commencent à lui fermer Doucement une larme coule sur ma joue Doucement, je le dépose à son dernier repos Tant de différence, tant de ressemblance Tant de choses dans un regard Sans rien dire, sans parler Juste écouter avec les yeux du cœur Le soir au coucher, une pensée Dans la nuit, pendant mon sommeil il revint Un regard, un clin d’œil, les yeux brillants Il prit son envol, volant toujours plus loin, toujours plus haut Vers la liberté !
François ©
Poèmes (suite)